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Résolutions 2026 : Et si en janvier, vous arrêtiez de vouloir être de meilleurs parents ?


Janvier arrive toujours avec une étrange promesse. Une page blanche. Un nouveau départ. L’impression qu’il faudrait repartir de zéro, faire mieux, corriger, améliorer. Être plus patient, plus à l’écoute, plus cohérent. Bref… être un meilleur parent.

Et pourtant, quand janvier s’installe vraiment, il ressemble rarement à cette image idéalisée. La fatigue de décembre est encore bien présente, les enfants sont souvent plus sensibles, plus irritables, et vous, de votre côté, vous essayez de reprendre le rythme sans avoir vraiment rechargé les batteries.

C’est souvent dans ce contexte-là que surgit cette petite voix intérieure :« Cette année, je ferai mieux. »

Mieux gérer les émotions. Mieux poser le cadre. Moins crier. Toujours rester calme.

Et si on s’autorisait, un instant, à remettre cette idée en question ?


Cette pression silencieuse que portent tant de parents


Vouloir bien faire est profondément ancré chez les parents. Vous aimez vos enfants, vous voulez les accompagner au mieux, leur offrir un cadre sécurisant et les aider à grandir sereinement. Tout cela est sain, légitime, et même précieux.

Mais en janvier, cette envie de bien faire se transforme souvent en pression. Une pression discrète, parfois invisible, mais bien réelle. Celle de devoir réparer les erreurs de l’année passée. Celle de devoir être plus patient dès le premier jour. Celle de ne plus se tromper.

Comme si le simple changement de calendrier devait, par magie, vous transformer en parent parfaitement calme, toujours disponible émotionnellement, jamais débordé.

La vérité, c’est que cette attente est irréaliste. Non pas parce que vous n’êtes pas compétent ou investi, mais parce que vous êtes humain.


Les bonnes résolutions 2026 parentales : quand l’intention devient un piège


« Je ne crierai plus. »« Je serai toujours à l’écoute. »« Je gérerai chaque crise avec calme et bienveillance. »

Ces bonnes résolutions 2026 partent d’une intention sincère. Elles témoignent de votre désir de faire au mieux pour vos enfants. Mais dans la réalité du quotidien, elles deviennent souvent un piège.

Car le jour où la fatigue prend le dessus, où un enfant teste les limites, où un adolescent répond sèchement, vous ne voyez plus l’intention derrière votre résolution. Vous ne voyez que l’échec. Et avec lui, la culpabilité.

Vous ne vous dites pas : « J’ai fait de mon mieux aujourd’hui. »Vous vous dites plutôt : « Je n’y arrive pas. Je devrais être capable de mieux faire. »

Cette culpabilité-là n’aide personne. Ni vous, ni vos enfants.


Et si la vraie question était ailleurs ?


Et si, au lieu de vous demander comment devenir un meilleur parent, vous vous demandiez comment être un parent suffisamment bon, sans vous épuiser ?

Être suffisamment bon ne signifie pas être laxiste ou indifférent. Cela signifie accepter que la parentalité est faite d’ajustements, de tâtonnements, de moments de doute et parfois de débordements.

Un parent suffisamment bon aime son enfant, pose un cadre, fait de son mieux avec les ressources du moment… et sait reconnaître quand il se trompe. Il sait aussi réparer. Et cette réparation-là est infiniment précieuse pour l’enfant.


Ce dont les enfants ont réellement besoin


Les enfants n’ont pas besoin de parents parfaits. Ils n’ont pas besoin d’adultes qui ne se trompent jamais ou qui maîtrisent leurs émotions en permanence. Ils ont besoin de parents vrais. De parents présents. De parents capables de dire « je me suis énervé, je suis désolé ».

Un parent qui crie parfois mais qui explique, qui s’excuse, qui ajuste, transmet bien plus qu’un parent qui se force à être calme tout en bouillonnant intérieurement. Les enfants apprennent énormément en observant comment les adultes gèrent leurs erreurs, leurs émotions, leurs limites.

C’est ainsi qu’ils construisent leur propre sécurité intérieure.


Et si, cette année, on lâchait un peu prise ?


Peut-être que la plus belle résolution parentale à prendre en janvier serait celle-ci : faire de votre mieux… sans vous juger en permanence.

Cela peut commencer par de toutes petites choses. Accepter que certaines journées soient plus difficiles que d’autres. Comprendre que la fatigue influence énormément vos réactions. Arrêter de vous comparer aux images idéalisées de la parentalité que l’on voit partout.

Être bienveillant avec soi-même n’empêche pas de poser un cadre. Au contraire. Un parent moins tendu, moins culpabilisé, est souvent plus stable et plus sécurisant pour son enfant.


Janvier comme un mois d’ajustement, pas de transformation


Janvier n’a pas besoin d’être un mois de révolution. Il peut simplement être un mois d’observation. Observer ce qui fonctionne dans votre famille. Repérer ce qui vous épuise. Ajuster, doucement, sans tout remettre en question.

Parfois, il suffit d’un petit pas. Une respiration avant de répondre. Une bataille laissée de côté. Une demande d’aide formulée sans honte. Parce que demander de l’aide, c’est aussi une compétence parentale.


Si en lisant ces lignes, vous pensez :« Je pourrais faire mieux. », rappelez-vous que cette pensée-là est déjà le signe de votre engagement. Vouloir faire mieux, c’est déjà beaucoup. Mais vouloir être parfait est souvent le chemin le plus court vers l’épuisement.

Alors en janvier, et le reste de l’année, peut-être pouvez-vous vous offrir cela : un peu moins de pression, un peu plus de douceur envers vous-même.


Si cet article résonne en vous, si la pression parentale ou la culpabilité se fait trop lourde, sachez que vous n’êtes pas seul·e.

Vous pouvez prendre rendez-vous avec moi pour un accompagnement personnalisé, pour déposer ce que vous vivez et retrouver un peu de sérénité au quotidien.


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